Association indépendante — Québec, Canada English
Déstigmatisation · Décriminalisation · Dignité

Le consentement n’est pas un crime.

L’ASMEQ représente les salons de massage érotique du Québec et les personnes qui y travaillent librement. Nous militons pour la décriminalisation, un encadrement rigoureux et des droits égaux — et contre toute forme d’exploitation, de coercition ou de traite des personnes.

Ce que nous défendons

Trois piliers, une conviction

Un service qui existe depuis toujours mérite d’être encadré plutôt que nié. La clandestinité ne protège personne ; la reconnaissance protège tout le monde.

Déstigmatisation

Des adultes consentants offrent et reçoivent ce service chaque jour, partout au Québec. La honte imposée par le silence nourrit l’isolement, la précarité et la violence. Nommer la réalité, c’est déjà protéger.

Décriminalisation

Criminaliser le client, c’est pousser le travail vers l’ombre. Nous demandons l’abrogation de la C-36 et un cadre légal où travailler ne signifie plus craindre la police, mais pouvoir l’appeler.

Encadrement

Vérification de l’âge, consentement explicite, suivi de santé, permis d’exploitation : des normes claires pour que chaque salon soit un lieu sûr — et que chaque personne qui y travaille ait les mêmes droits que tout autre travailleur.

Une ligne claire

Le consentement change tout

Confondre le travail librement choisi et l’exploitation dessert les deux causes. Nous défendons l’un et combattons l’autre — sans ambiguïté.

Nous défendons

  • Le droit des adultes consentants d’offrir un service érotique en toute légalité et sécurité
  • L’accès des travailleuses et travailleurs aux protections sociales : revenus déclarés, hypothèque, retraite, assurance maladie
  • Des salons titulaires de permis, inspectés et conformes à des normes de santé publique
  • La liberté de signaler un abus à la police sans craindre d’être soi-même criminalisé

Nous combattons

  • La traite des personnes et toute forme de coercition, sans exception
  • Toute implication de personnes mineures — tolérance zéro
  • L’exploitation financière des travailleuses et travailleurs par des tiers
  • Les lois qui, en criminalisant le consentement, rendent l’exploitation plus difficile à détecter
2013 L’arrêt Bedford : la Cour suprême du Canada invalide à l’unanimité les principales dispositions criminalisant la prostitution, jugées contraires à la sécurité des personnes
2014 Adoption de la loi C-36, qui introduit la criminalisation par la demande — recréant les dangers que Bedford venait de dénoncer
2003 La Nouvelle-Zélande décriminalise le travail du sexe et l’encadre par la santé publique — un modèle reconnu
« On ne protège pas les personnes vulnérables en criminalisant les personnes consentantes. On les protège en donnant à chacune le droit de dire non — et le droit de dire oui. »
— ASMEQ, déclaration de principes
Médias

L’ASMEQ dans l’espace public

Depuis la mobilisation montréalaise contre la fermeture généralisée des salons, l’ASMEQ porte la voix d’un encadrement intelligent. Nos interventions télévisées et entrevues sont regroupées dans notre section médias.

À venir
Entrevue télévisée — TVA Plus Diffusion prochaine. L’entrevue sera publiée ici dès sa mise en ligne.
Archives
Le dossier montréalais Retour sur la mobilisation qui a fait évoluer la position de la Ville de Montréal sur les salons de massage.

Voir la section médias

FAQ

Questions fréquentes

Qu’est-ce que l’ASMEQ ?

L’ASMEQ (Association des Salons de Massage Érotique du Québec) est une association qui milite pour la déstigmatisation et la décriminalisation du travail en salon de massage érotique au Québec. Elle défend un encadrement clair — vérification de l’âge et du consentement, normes de santé et de sécurité — afin que les travailleuses et travailleurs puissent exercer en toute légalité, déclarer leurs revenus et accéder aux mêmes protections sociales que tout autre citoyen.

L’ASMEQ est-elle contre la loi C-36 ?

Oui. L’ASMEQ s’oppose à la Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation (projet de loi C-36, 2014), qui criminalise l’achat de services sexuels. En poussant l’activité vers la clandestinité, cette loi rend le travail plus dangereux, isole les personnes qui l’exercent par choix et nuit à la lutte contre la véritable exploitation. L’ASMEQ défend plutôt la décriminalisation et un encadrement protecteur.

L’ASMEQ tolère-t-elle l’exploitation ou la traite des personnes ?

Non, jamais. L’ASMEQ trace une ligne nette entre le travail librement consenti par des adultes et l’exploitation. Elle appuie sans réserve la répression de la traite des personnes, de la coercition et de toute implication de personnes mineures, et soutient que la décriminalisation du travail consensuel renforce précisément la capacité des autorités à cibler les véritables criminels.

Faites partie de la solution

Vous êtes propriétaire de salon, travailleuse ou travailleur, chercheur, journaliste ou simple citoyen ? L’encadrement intelligent se construit ensemble.